Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 21:31

« Toutes choses en ce monde sont mixtionnées et destrempées avec leurs contraires… Tout est meslé, rien de pur entre nos mains, écrivait Pierre Charron au XVIe siècle. Nous partirons du constat (et non de la revendication) métis. Le mélange est un fait qui n’a rien de circonstanciel, de contingent, d’accidentel. La condition humaine (le langage, l’histoire, l’être au monde) est rencontre, naissance de quelque chose de différent qui n’était pas contenu dans les termes en présence. Revendiquer le mélange comme si nous étions confrontés à une alternative, engager un plaidoyer pour le métissage ne s’impose donc pas, car ce dernier n’est autre que la reconnaissance de la pluralité de l’être dans son devenir. "

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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /Déc /2009 11:27

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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 19:23
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 19:17
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 18:42
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 22:11
     "Rica et moi sommes peut-être les premiers parmi les Persans que l'envie de savoir ait fait sortir de leur pays, et qui aient renoncé aux douceurs d'une vie tranquille pour aller chercher laborieusement la sagesse.
     Nous sommes nés dans un royaume florissant ; mais nous n'avons pas cru que ces bornes fussent celles de nos connaissances, et que la lumière orientale dût seule nous éclairer."
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 15:40
     "Bien couvert, je montai sur le pont. Le capricieux hiver austral m'offrait une nuit incomparable. Les milliers d'étoiles paraissaient à portée de main et la vision de la Croix du sud indiquant les confins polaires me remplit d'une émotion dont la force et la conviction m'étaient inconnues. Je sentis enfin que j'étais, moi aussi, de quelque part. Je sentais enfin un appel plus impérieux que l'invitation de la tribu, celle que l'on entend ou que l'on croit entendre, ou que l'on s'invente comme un palliatif à la solitude. Sur cette mer sereine mais jamais calmée, sur cette bête silencieuse qui bandait ses muscles en se préparant pour l'étreinte polaire, sous les milliers d'étoile de l'éphémère et fragile existence humaine, je sus enfin que j'étais de là et que, quoi que je fasse, je porterais toujours en moi les éléments de cette paix terrible et violente, annonciatrice de tous les miracles et de toutes les catastrophes.
      Cette nuit-là, assis sur le pont du Finisterre, je pleurai sans m'en rendre compte, et ce n'était pas à cause de ce qui était arrivé aux baleines.
      Je pleurai parce que j'étais de retour chez moi."
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