Jeudi 5 novembre 2009
"Je me rappelle encore une violente discussion entre mon père et un sioniste venu faire une collecte pour Israël. Mon père détestait
le sionisme. L'idée même lui paraissait insensée. Réclamer la Palestine après deux mille ans n'avait pas pour lui plus de sens que si les Italiens revendiquaient l'Allemagne parce qu'elle avait
été jadis occupée par les Romains. Cela ne pouvait mener qu'à d'incessantes effusions de sang car les Juifs auraient à lutter contre tout le monde arabe. Et, de toute façon, qu'avait-il, lui,
citoyen de Stuttgart, à voir avec Jérusalem ?
Quand le sioniste nomma Hitler et demanda à mon père si cela n'ébranlait pas sa confiance, mon père répondit : "Pas le moins du monde. Je connais mon Allemagne. Ce n'est qu'une maladie passagère, quelque chose comme la rougeole, qui disparaîtra dès que s'améliorera la situation économique. Croyez-vous vraiment que les compatriotes de Goethe et de Schiller, de Kant et de Beethoven, se laisseront prendre à cette foutaise ? Comment osez-vous insulter la mémoire des douze mille Juifs qui sont morts pour notre pays ? Für unsere Heimat ?"
Quand le sioniste traita mon père de "partisan typique de l'assimilation", mon père répondit fièrement : "Oui, je suis pour l'assimilation. Quel mal y a-t-il à cela ? Je veux être identifié à l'Allemagne. J'approuverais certainement la complète absorption des Juifs par les Allemands si j'étais convaincu que ce serait pour l'Allemagne un profit durable, mais j'en doute quelque peu. Il me semble que les Juifs, en ne s'intégrant pas complètement, agissent encore comme catalyseurs, enrichissant ainsi et fertilisant la culture allemande, comme ils l'ont fait dans le passé."
A ces mots, le sioniste bondit. C'était plus qu'il n'en pouvait supporter. Se frappant le front de l'index droit, il s'écria d'une voix forte : "Complètement meschugge", rassembla ses brochures et disparut, se frappant toujours le front du doigt.
Je n'avais jamais vu mon père, pacifique et calme à l'ordinaire, si furieux. Pour lui, cet homme était traître à l'Allemagne, la patrie pour laquelle mon père, deux fois blessé dans la Première Guerre Mondiale, était prêt à se battre de nouveau."
Quand le sioniste nomma Hitler et demanda à mon père si cela n'ébranlait pas sa confiance, mon père répondit : "Pas le moins du monde. Je connais mon Allemagne. Ce n'est qu'une maladie passagère, quelque chose comme la rougeole, qui disparaîtra dès que s'améliorera la situation économique. Croyez-vous vraiment que les compatriotes de Goethe et de Schiller, de Kant et de Beethoven, se laisseront prendre à cette foutaise ? Comment osez-vous insulter la mémoire des douze mille Juifs qui sont morts pour notre pays ? Für unsere Heimat ?"
Quand le sioniste traita mon père de "partisan typique de l'assimilation", mon père répondit fièrement : "Oui, je suis pour l'assimilation. Quel mal y a-t-il à cela ? Je veux être identifié à l'Allemagne. J'approuverais certainement la complète absorption des Juifs par les Allemands si j'étais convaincu que ce serait pour l'Allemagne un profit durable, mais j'en doute quelque peu. Il me semble que les Juifs, en ne s'intégrant pas complètement, agissent encore comme catalyseurs, enrichissant ainsi et fertilisant la culture allemande, comme ils l'ont fait dans le passé."
A ces mots, le sioniste bondit. C'était plus qu'il n'en pouvait supporter. Se frappant le front de l'index droit, il s'écria d'une voix forte : "Complètement meschugge", rassembla ses brochures et disparut, se frappant toujours le front du doigt.
Je n'avais jamais vu mon père, pacifique et calme à l'ordinaire, si furieux. Pour lui, cet homme était traître à l'Allemagne, la patrie pour laquelle mon père, deux fois blessé dans la Première Guerre Mondiale, était prêt à se battre de nouveau."